La méthode Top boss
Un dirigeant fait face à un problème critique. Top boss lui propose un dialogue avec un groupe de dirigeants « bien choisis » avant tout pour l’étendue de leur expérience.
Un premier rendez-vous permet de cerner le sujet de préoccupation majeur du dirigeant, ainsi que ses différentes dimensions (par exemple, métier, trésorerie, vente grand compte, RH, etc.).
Le second rendez-vous est une réunion de deux heures avec des dirigeants particulièrement expérimentés représentant chacun une des dimensions de la question.
Cette réunion consiste en un travail de résolution de groupe. Il aide le dirigeant à se « décentrer » afin de trouver la solution qui lui convient.
En conclusion, le dirigeant arrête les grandes lignes d’un plan d’action. Il fait l’objet généralement d’un suivi, à des points de décision qu’il juge critiques.
A titre d’exemple
La liste suivante donne un aperçu non exhaustif des sujets traités en Top boss, sachant qu’un Top boss est sur-mesure par définition.
Ressources humaines. La question des ressources humaines est de loin la principale préoccupation de l’entreprise. A titre d’exemples de cas traités :
- TPE ne parvenant pas à recruter, et, surtout, à conserver ses employés.
- Réaliser une première embauche critique. (Start-up.)
- « J’envisage de m’associer avec telle personne, fais-je une erreur ? »
- Conflit interne larvé.
Transmission. La transmission familiale est rare en France, le dirigeant de TPE / PME aimerait souvent que le travail de sa vie se perpétue après son départ, d’où le désir d’une transmission à ses salariés. Une question que nous avons traitée est : pourquoi mes salariés ne veulent-ils pas reprendre mon entreprise ?
Crise. Nous avons régulièrement à traiter de situations de crise, l’entreprise arrivant à la limite de ses ressources financières. (Par exemple, entreprise à laquelle il ne reste qu’un mois de trésorerie.) Cette question se pose le plus souvent à la start-up, à la PME innovante, ou en période de crise (cf. COVID).
Le dirigeant français étant peu familier avec la finance et les institutions financières, il ignore généralement des solutions qui pourraient lui apporter les ressources qui lui manquent pour franchir une étape critique.
La question de la crise s’accompagne généralement de la nécessité de « pivoter » : comment changer de « modèle économique » ? Par exemple, réduire massivement des coûts de fabrication, ou, changer de marché (ce qui est plus facile qu’on ne le croit).
Certaines de ces crises sont liées à des « accidents de la vie ». Il s’agit alors de trouver une solution qui protège à la fois la famille et l’entreprise.
Administration judiciaire. Le dirigeant français est peu familier des procédures d’administration judiciaire. Nous avons traité, notamment, des questions suivantes :
- Dois-je m’engager dans une procédure d’administration judiciaire ?
- Ai-je choisi le bon administrateur judiciaire ?
Commercial et développement d’affaire. Contrairement à leurs collègues étrangers peu de dirigeants français ont la fibre du développement d’affaire. Voici des questions qui nous ont été posées à plusieurs reprises
- L’offre que m’achète un « grand client » doit intéresser les (souvent nombreuses) institutions similaires, comment le savoir ? Comment les approcher ?
- J’ai besoin (généralement en urgence) de revenus complémentaires, pourrais-je commercialiser tel ou tel de mes services internes (par exemple, unité de production, équipement, bureau d’étude…) ? Comment le savoir ? Où chercher des débouchés ?
Relation au secteur public. L’écosystème public français recèle des ressources considérables, généralement sans équivalent à l’étranger, mais sa complexité le rend difficile d’accès à la PME / TPE. A titre d’exemples de sujets que nous avons traités :
- PME ou groupe de PME ne parvenant pas à lancer un projet collectif à fort impact environnemental.
- PME d’intérêt local en difficulté.
Levée de fonds. Un grand nombre de Top boss concernent la levée de fonds de start-up et le financement d’innovation pour TPE / PME.
Nous constatons que les entrepreneurs s’engagent souvent dans une levée de fonds avec des idées fausses. D’où épuisement, pour rien. Top boss les aide à prendre la meilleure direction.
Nous avons aussi traité à plusieurs reprises la question de la recherche d’un partenaire industriel.
Bénéfices constatés
La raison de l’efficacité de Top boss tient en grande partie à la solitude du dirigeant, un mal propre à notre pays. Plus précisément, on constate :
- Que le dirigeant et son entreprise ont un « potentiel ignoré ». Une compétence particulière, généralement unique, qui bien utilisée « vaut très cher ». C’est le début de la solution au problème de l’entreprise.
- La découverte de ce potentiel tient à « l’effet miroir » propre à la technique employée.
- Cet « effet miroir » permet aussi quasi-systématiquement de découvrir que le dirigeant s’était « fermé des portes » à tort, du fait d’un raisonnement « expéditif ». (Conséquence de sa solitude.)
- Faute de connaître son potentiel, il n’aperçoit que des difficultés, et croit qu’il existe une « solution miracle », qu’il n’a pas vue. Ce qui explique souvent son immobilisme.
- La sortie de ce cercle vicieux peut tenir à un simple contact, venu de notre réseau, qui apporte au dirigeant le savoir-faire qui lui manquait pour tirer parti de son potentiel.
- L’encouragement de pairs donne quasi systématiquement au dirigeant « l’énergie » pour « sauter le pas ».
Les ressources de l’association des interpreneurs
L’association choisit les intervenants de Top boss, dirigeants ou experts, parmi ses membres, son réseau de « sympathisants » (une partie duquel a contribué aux interviews de l’association, interviews qui dépassent les 300) et ses associations partenaires.
Du « new space » au BFUP, en passant par le conseil, la restauration, la salle de sport, la céramique, les robots fourmis, la thermoélectricité et la cybersécurité, nous sommes capables de trouver des dirigeants connaissant la plupart des secteurs économiques.