TRIBUNE

La Tribune du Club RH : Des entrepreneurs parlent à des entrepreneurs !

La vie n’est pas un long fleuve tranquille lorsqu’on dirige une entreprise. Vous le savez mieux que quiconque, surtout si vous êtes confronté à des difficultés de recrutement, à un désengagement de vos équipes, ou encore à un turn-over important.

Des personnes qui dirigent des PME ont adopté une démarche d’interpreneurs pour faire face à des problèmes RH. Ce numéro l’illustre.

  • Pensez attractivité de l’entreprise au lieu de penser « pénurie RH » ! Françoise Damnon a mené l’enquête avec les interpreneurs.
  • Plan de licenciement en vue ! Dominique Bellos nous démontre l’intérêt d’aborder une problématique sous un angle nouveau en période de crise majeure.
  • Et si la pénurie RH se réglait sans recrutement ? Catherine Martin va nous expliquer à partir d’une expérience de grande entreprise dont beaucoup d’éléments sont transposables à de plus petites structures.
  • Enfin découvrez le partage d’expérience de Marie Habigand qui avec le dirigeant de Karefil nous ont fait confiance lors d’un Top Boss RH.

La Tribune du Club RH : Des entrepreneurs parlent à des entrepreneurs !

La vie n’est pas un long fleuve tranquille lorsqu’on dirige une entreprise. Vous le savez mieux que quiconque, surtout si vous êtes confronté à des difficultés de recrutement, à un désengagement de vos équipes, ou encore à un turn-over important. Non seulement l’attractivité de votre entreprise va en pâtir, mais par voie de conséquence votre chiffre d’affaires et vos résultats vont se dégrader et votre santé mentale sera impactée. Il vous faut réagir sans tarder, mais comment ?  Vous n’avez ni le temps, ni les ressources, ni l’expertise RH pour pallier ces problématiques humaines.

La solution à nos problèmes est sous nos yeux. Des personnes qui dirigent des PME ont adopté une démarche d’interpreneurs pour faire face à des problèmes RH. Ce numéro l’illustre.

Pensez attractivité de l’entreprise au lieu de penser « pénurie RH » ! Françoise Damnon a mené l’enquête avec les interpreneurs. Nos conclusions : l’attractivité vous permettra de booster la rentabilité de votre entreprise. Découvrez également de formidables initiatives de régions variées pour pallier la pénurie RH dont l’Alsace bossue, Le Jura, la Bretagne ou des projets ambitieux comme les écoles de production.

Plan de licenciement en vue ! Dominique Bellos nous démontre l’intérêt d’aborder une problématique sous un angle nouveau en période de crise majeure. Mais pas seulement en cas de crise, c’est la raison d’être du Top Boss RH des Interpreneurs. Après 50 années passées dans l’Industrie, Dominique Bellos (ex-DRH du groupe Hutchinson) crée en 2019 Dominique Bellos Consulting, cabinet de conseil en stratégie, management & développement RH, dédié avant tout aux PME/PMI [www.dbellos.com].

Et si la pénurie RH se réglait sans recrutement ? C’est ce que Catherine Martin va nous expliquer à partir d’une expérience de grande entreprise dont beaucoup d’éléments sont transposables à de plus petites structures.

Enfin découvrez le partage d’expérience de Marie Habigand qui avec le dirigeant de Karefil nous ont fait confiance lors d’un Top Boss RH. Leur enjeu du moment : recruter et maintenir une dynamique positive pour fidéliser des collaborateurs.

Et si vous aussi vous désirez passer à l’action, contactez-nous ! L’Association des interpreneurs peut vous donner un coup de pouce ! Révélez votre potentiel !

Contact :  contact@interpreneurs.club

La Tribune du Club RH : Des entrepreneurs parlent à des entrepreneurs !

Ou comment pallier la « pénurie RH » des PME ?

Interpreneurs RH a identifié pour vous des solutions simples et efficaces

« Pénurie RH » deux mots récurrents souvent mentionnés comme un enjeu majeur par les dirigeants de PME. Mais que se cache-t-il derrière cette réalité qui compromet la réussite de projets ou tout simplement empêche des PME d’honorer des commandes. Depuis quelques mois Interpreneurs RH a décidé de mener l’enquête et de repérer si des solutions innovantes étaient mises en œuvre en France.

Après une quarantaine d’interviews, de dirigeants de PME, d’experts, d’acteurs de cluster ou de groupements d’organisations, nous avons fait deux constats.

Votre PME est-elle attractive ?

Le premier constat c’est que les attentes des candidats ont considérablement évolué et que les PME doivent travailler sur leur attractivité.

En effet, de même que tout candidat sérieux qui cherche un emploi fait son bilan de compétences, les PME qui veulent attirer et garder des salariés doivent faire leur bilan d’attractivité. Dans un contexte de pénurie RH réelle ou perçue, le dirigeant doit agir pour identifier de façon explicite ce qui différencie son entreprise des autres et il doit savoir en parler. Chacun sait que le temps où il suffisait de publier une fiche de poste en attendant que des candidats frappent à la porte est bien révolu. Aujourd’hui ce qui marche c’est une communication authentique. C’est savoir raconter l’aventure de l’entreprise, ses valeurs, ses ambitions pour l’avenir, sa conception du « travailler et grandir ensemble ». Face à des candidats toujours plus en recherche de sens au travail, il est nécessaire de clarifier l’ADN de l’entreprise, sa raison d’être, ses projets, ses actions RSE, ses atouts et même ses points à améliorer et la vision des dirigeants. Si tous les collaborateurs de l’organisation sont lucides et clairs sur ces points il sera d’autant plus facile de le communiquer à l’extérieur et de donner envie de la rejoindre. N’oubliez pas que les salariés sont les meilleurs ambassadeurs, ils portent l’image et la réputation de l’entreprise et la relayent à l’extérieur. Ce travail sur l’attractivité personne ne peut le faire pour vous, mais Interpreneurs RH peut vous aider à le mener. Grâce à un questionnement par effet miroir et en un minimum de séances, vous saurez identifier la communication adaptée pour vos besoins RH. Votre PME est unique et vous devez attirer des candidats qui sauront porter ses couleurs.

Des dirigeants ont-ils innové pour pallier la “pénurie RH” ?

Le second constat de notre enquête c’est que des solutions simples et efficaces existent. Divers acteurs : PME, régions, groupements d’entreprises, clusters ont adopté une démarche d’Interpreneurs en travaillant ensemble, en osant la confiance pour construire leur solution face à la pénurie RH. Que ce soit un travail sur l’attractivité de l’entreprise, d’un secteur d’activité, d’une région ou un travail sur l’identification ou la formation de candidats non habituellement ciblés par les annonces, ils nous montrent le chemin vers des solutions innovantes.

Voici quelques liens vers des interviews illustrant des solutions que nous avons repérées pour agir face à la pénurie RH.

Comment le cercle des entrepreneurs de l’Alsace Bossue a réussi à résoudre un problème de pénurie RH ? Partage d’expérience de Jean Saling

Les entreprises industrielles locales faisaient face à des problèmes de recrutement et de formation initiale insuffisante… “Moi aussi j’ai eu des problèmes de recrutement toute ma carrière et j’ai connu la solitude du dirigeant ! … J’ai tout essayé, rien n’a marché. Et en plus l’Alsace bossue c’est le bout du monde. C’est même au bout de l’Alsace ! Il fallait sortir des sentiers battus !  Il fallait attirer des candidats !”

Une démarche d’Interpeneurs… “L’intelligence collective fait des miracles. N’ayons pas peur de l’utiliser !” “Nous avons proposé une formation diplômante, pour des chaudronniers et des conducteurs de lignes automatisées. L’Éducation nationale fournit l’enseignement général (les mathématiques, les lettres…), nos onze entreprises dispensent chacune un cours, à l’ensemble des élèves, qui correspond à une force spécifique. C’est « tapis rouge ». On arrive à attirer les candidats. La commune loge, on encadre les élèves, qui sont parfois très jeunes, le lycée pilote tout. Cela représente 120 promesses d’embauche. C’est un projet commun qui a solidarisé tout le monde. On a commencé avec le bac pro et cette année on lance les BTS”

Accéder au témoignage complet de Jean Saling : faire-ce-que-les-autres-ne-savent-pas-faire-voila-comment-le-francais-peut-gagner

D’autres partages d’expériences :

La réussite du Jura grâce à un drapeau : made-in-jura-un-collectif-qui-ouvre-des-portes

Changer l’image d’un métier https://associationdesinterpreneurs.wordpress.com/2021/04/29/la-supply-chain-bretonne-a-le-vent-en-poupe/

Résoudre un problème insoluble en créant une solution pour l’industrie : les-ecoles-de-production-faire-pour-apprendre

Plus de partages d’expérience : associationdesinterpreneurs.wordpress.com

La Tribune du Club RH : Des entrepreneurs parlent à des entrepreneurs !

Le cas : Par suite de la perte d’un très gros marché automobile dont dépendait l’activité de sa PMI, l’entrepreneur– sur les recommandations de son conseiller juridique – était confronté à l’une des plus difficiles décisions de la vie d’un entrepreneur : mettre en œuvre un PSE (plan de sauvegarde de l’emploi), ce qui signifiait le licenciement de tous ses salariés et donc à court terme la fermeture de son entreprise.

Avant que ne soit lancé le processus social et juridique, le dirigeant décide de disposer d’un second avis et fait appel à mes services.

Ma première démarche a été de m’intéresser à son expertise industrielle, celle qui le rendait unique dans son domaine. Pourquoi ? En l’interrogeant sur le savoir-faire de son entreprise, je souhaitais vérifier si celui-ci pourrait s’adapter à un domaine autre qu’automobile. Sa réponse fut sans hésitation : le savoir-faire de sa PMI pourrait pleinement répondre à une technologie de pointe très sollicitée par l’aéronautique, mais « fallait-il encore disposer d’un appel d’offre correspondant et le remporter » devait-il me préciser.

En poursuivant mon interrogation, j’apprenais qu’une consultation auprès d’un grand équipementier aéronautique avait été lancée mais que la réponse – si réponse il y avait – ne serait pas connue avant 18 mois. Et ce délai avait été considéré par le conseil juridique beaucoup trop long financièrement pour l’entreprise face au risque d’une réponse négative. D’où la décision du PSE.

Persévérant dans mon investigation, je posais une ultime question : « Et si la réponse à l’appel d’offre s’avérait positive ? Je tenais par cette question à attirer l’attention sur le fait qu’en refusant d’envisager qu’au terme de ces 18 mois la réponse à l’appel d’offre puisse être positive :

1°) l’entrepreneur se privait de la possibilité et donc de la joie de maintenir sa PMI en vie

2°) l’entreprise – qui aurait financé ce PSE coûteux tant sur le plan humain qu’économique – devrait financer le recrutement des salariés licenciés qui détenaient le savoir-faire, ce qui signifiait une double charge financière, outre une forte détérioration de l’image de l’entreprise sous l’angle social.

Après avoir consulté le service juridique pour m’assurer de la faisabilité et de la pertinence technique de ma proposition, j’ai alors invité l’entrepreneur à gérer le risque autrement, en l’appréhendant « sous un autre angle ». Comment ? En privilégiant un plan de chômage partiel au PSE.  Cette solution – d’un coût financier beaucoup plus raisonnable qu’un PSE- permettait non seulement de conserver tous les salariés, mais de profiter des 18 mois pour renforcer leur formation pour qu’ils soient totalement opérationnels si l’appel d’offre était remporté.

Au terme de ces 2 heures d’échange, l’entrepreneur a retenu et validé ma proposition.

L’histoire nous donnera raison, car non seulement l’appel d’offres a été gagné, mais l’entreprise est devenue un véritable fleuron industriel dans l’univers aéronautique.

La Tribune du Club RH : Des entrepreneurs parlent à des entrepreneurs !

Il y a quelques années, j’appartenais à une grande institution bancaire. Nommée dans un service économique dont la mission essentielle était d’analyser les entreprises qui avait recours au crédit bancaire, j’ai rapidement compris qu’il y avait quelques soucis :

  • Turn over important, visages fermés,
  • Nécessité d’augmenter l’effectif de 20 % (recommandé par le service d’inspection interne, plus connu pour réduire les effectifs que pour les augmenter),
  • Fichier de 8000 entreprises obsolète,
  • 600 dossiers majeurs en souffrance.

Un an plus tard 

  • Fichier de 23 000 entreprises à jour,
  • Aucun retard,
  • Effectif à l’identique,
  • Salariés motivés, fiers, souriants.

Comment ce petit miracle s’est-il produit ?

  1. Écoute active des salariés : récriminations, pistes d’amélioration
  2. Ouverture d’esprit de la Direction qui est sortie du « nous pensons, nous décidons, ils exécutent ».
  3. Mise à plat de toutes les tâches afin de ne garder que les indispensables. Par exemple, l’analyse financière raisonnant sur des flux et des masses, nous avons décidé que les liasses fiscales seraient saisies en milliers au lieu d’être saisies en centimes (5 chiffres +1 virgule en moins par ligne à lire et à saisir = gain de temps).
  4. Meilleure utilisation de l’outil informatique.
  5. Déspécialisation des postes, prise en charge par les aînés de la formation des juniors et co-construction (salariés et direction) d’une nouvelle organisation bâtie sur des unités de 3 personnes polyvalentes.
  6. Mise en place de plages horaires d’arrivée et de sortie choisies.

Pour les salariés, le fait d’être écoutés par la Direction a facilité l’émergence de créativité, d’entraide, d’émulation positive. Soudainement, ils se sentaient pousser des ailes ! Pour la Direction, sortir du cadre lui a ouvert des perspectives qu’elle n’avait pas imaginé.

La réussite du challenge a enlevé un gros souci à la Direction et a rendu leur fierté aux salariés qui ont été cités en exemple alors qu’ils étaient pointés du doigt.

Que retenir de cette expérience ?

Le changement ne se décrète pas. Les mieux placés pour résoudre ce qui dysfonctionne sont ceux qui subissent le problème au quotidien encore convient-il de les écouter, de leur faire confiance, de les remercier, au demeurant, pas nécessairement avec de l’argent.

La Tribune du Club RH : Des entrepreneurs parlent à des entrepreneurs !

Les ressources humaines sont une préoccupation ? Le club RH de l’Association des Interpreneurs peut vous aider. Comment ?

Top boss RH ?

Certes il n’y a pas de solution magique, mais il existe des solutions qui ont été mises en place et testées par d’autres entrepreneurs et qui fonctionnent. Il suffit parfois de changer tout simplement son angle de vision. C’est ce que vous propose le club RH à travers une démarche unique tant dans sa forme que dans son fond : la démarche TOP BOSS, qui se déroule en 4 temps :

  1. Nous vous rencontrons une à deux heures pour comprendre précisément la question qui vous semble insoluble ;
  2. Nous recherchons dans notre réseau 3 à 4 de nos pairs dont l’expertise et le réseau sont susceptibles de vous apporter un éclairage nouveau, des solutions percutantes et efficaces ;
  1. Nous organisons une réunion avec vous et les pairs préalablement identifiés qui, à l’issue des 2 heures, vous auront ouvert des pistes, montré une approche différente ;
  1. Vous nous faites sous quinzaine un retour sur l’efficacité des solutions proposées.

Et si vous avez besoin d’une aide plus spécifique sur des sujets tels que le recrutement de profils particuliers, la cohabitation harmonieuse de métiers différents, voire de cultures différentes, la recherche d’un associé aux compétences complémentaires aux vôtres, ou tout autre sujet RH, par exemple la réalisation d’un diagnostic sur l’attractivité de votre entreprise, nous saurons vous apporter l’aide et l’accompagnement adaptés.

Un seul mot d’ordre : Ne restez pas seul ! Contactez-nous ! Nous vous aiderons à construire la solution qui vous convient.

Et maintenant, voici le témoignage de Marie Habigand :

Quel était le problème que vouliez résoudre ?

Trouver les « bons » collaborateurs. Et, une fois recrutés, maintenir une « dynamique positive » au sein de l’entreprise.

Que retenez-vous de la séance ?

J’ai été impressionnée par la réactivité des participants. Par la pertinence des questions posées. Ils nous ont proposé des perspectives différentes, ils ne nous ont pas donné de conseils. Ce fut une discussion dynamique dans laquelle on pouvait prendre ce qui nous intéressait.

Ça nous a permis de sortir la tête de l’eau. De prendre conscience de ce à quoi nous ne faisions pas attention. En fait, c’est une sorte de thérapie professionnelle. Ce qui fait beaucoup de bien est de pouvoir se montrer vulnérable devant des personnes de confiance.

À qui conseilleriez-vous top boss ?

Paradoxalement à des personnes très sûres d’elles mais qui voient que leurs méthodes ne marchent pas. Elles ont besoin d’un avis extérieur, mais pas de celui d’un concurrent ou d’un confrère. Il leur faut pouvoir exposer leur situation sans avoir besoin de « prétendre », sans crainte de montrer leur vulnérabilité.